Première session de la Cour d’assises : Prédominance des crimes contre les personnes

Comme la session précédente, les faits de crimes contre les personnes ont encore dominés la partie durant cette première session de la Cour d’assises 2021 de Bamako. L’information a été donnée ce lundi 12 avril par Ladji Sarra, Avocat général près la Cour d’appel, lors de son discours de clôture.

Ouverte le 25 février dernier, la première session de la Cour d’assises 2021 de Bamako avait à son rôle initial 71 affaires. Une dizaine de dossiers enrôlés et mise en état en cours de session ont été ajoutés au calendrier d’audiences. Ce qui a fait qu’elle s’est étendue sur une période d’un mois et demi et a examiné 81 dossiers concernant 150 accusés.

Les sanctions sont reparties comme suit: 13 peines de mort contradictoires, 7 condamnations à perpétuité, 10 réclusions criminelles à temps, 18 condamnations à l’emprisonnement, 14 acquittements prononcés, 26 emprisonnement avec sursis, 24 condamnations par contumace, 3 extinctions de l’action publique et un(1) renvoi à la prochaine session. En plus de ces sentences, les juges ils ont renoncé des peines pécuniaires, dont 176 100 000 FCFA comme amendes, 415 030 000 FCFA, comme dommages-intérêts et 118 833 057 FCFA comme remboursements. Soit un taux de 99% des affaires jugées. Taux jugé satisfaisant par Ladji Sarra, Avocat général près la Cour d’appel.

«Au regard de ce taux résultant du ratio entre le nombre des affaires enrôlées et celui des décisions rendues, l’on peut légitimement affirmer que la session a été une réussite», s’est-il réjoui.

Par contre, l’Avocat général près la Cour d’appel,  Ladji Sarra, a regretté la prédominance des crimes contre les personnes durant cette session. Pour lui, cela rappelle que la violence gagne de plus en plus la cité et les mœurs et la nécessité d’une réponse collective requérant des acteurs de la réaction sociale à travers l’exercice de l’action publique.

«L’Etat de droit et la démocratie ont besoin d’une justice capable de répondre aux aspirations du peuple au nom duquel elle est rendue», a-t-il dit.

Source/Le Tjikan par Moussa Sékou Diaby

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