Mali : les recommandations de la mission de la Cédéao aux autorités de la transition

Nigeria's President Goodluck Jonathan arrives for the extraordinary session of the African Union's Assembly of Heads of State and Government on the case of African Relationship with the International Criminal Court (ICC), in Ethiopia's capital Addis Ababa, in this October 12, 2013 file photo. Jonathan replaced his entire military leadership without explanation on January 16, 2014, as he struggles with an Islamist insurgency and political crisis within his ruling party. The presidency announced the removal of the chiefs of defence, army, navy and air force and named their successors. It gave no reason but the military has suffered a series of setbacks recently in fighting the Boko Haram sect which is trying to create an Islamic state in northern Nigeria. REUTERS/Tiksa Negeri/Files (ETHIOPIA - Tags: POLITICS LAW MILITARY)

La mission de suivi de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) au Mali a pris fin dimanche 9 mai. L’ancien président nigérian Goodluck Jonathan et sa délégation ont, pendant quatre jours, rencontré notamment les autorités maliennes, la classe politique et la société civile pour évaluer le chemin parcouru depuis le coup d’État du 18 août 2020. Ils ont évoqué des pistes afin de respecter le délai de 18 mois fixé pour l’organisation des présidentielles et des législatives

Après avoir écouté différents points de vue sur la situation politique du Mali, la mission de la Cédéao a invité les autorités maliennes à engager rapidement la réflexion poussée sur plusieurs points. Le Général Francis Béhanzin, le M. Paix et sécurité de la CEDEAO et membre de la délégation confirme : « Aux autorités de la transition de penser rapidement à la mise en place consensuelle d’un organe de gestion des élections. De voir les réformes prioritaires qui pourraient être engagées, parce que 18 mois, c’est très peu. Il ne reste déjà que huit mois. Donc, c’est une hiérarchisation de la priorité ».

À Bamako, des politiques et des membres de la société civile estiment que la durée de la transition ne doit pas dépasser les 18 mois prévus. Il y a également ceux qui souhaitent qu’on prenne le temps qu’il faut pour mettre de l’ordre dans le pays avant d’organiser les élections.

De son côté, le M5 mouvement de contestation qui a participé à la chute de l’ancien Président Ibrahim Boubacar Keïta, réclame plutôt la dissolution du gouvernement et de l’organe qui joue le rôle d’Assemblée nationale afin de relancer le processus.

Source :RFI

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