Magnambougou Rural : les garages et gros porteurs sèment la terreur

L’explosion du camion-citerne survenue, le mercredi 25 septembre 2019, à Daoudabougou, ayant fait des morts et de nombreux blessés, a levé le voile sur une situation qui perdure depuis des années dans la capitale malienne et que l’on pourrait appeler : le drame des gros porteurs.

Outre cet incident douloureux et celui qui a suivi le lendemain, maitrisé fort heureusement par un agent de la protection civile, nombreux sont les quartiers à Bamako et des capitales régionales qui souffrent le martyre de ce laisser-aller des gros porteurs, malgré les textes et mesures de restriction.

Le cas le plus emblématique est celui du quartier de Magnambougou Rural, une zone périphérique située à cheval entre Banankabougou Yirimadio, Missabougou et le long du Canal de Magnambougou. Dans cette zone, autrefois cédée sous forme de concession rurale, remplie actuellement d’habitations domestiques, les gros porteurs dictent leur loi et sèment la terreur, au vu et au su des autorités communales et administratives saisies à maintes reprises par les habitants.

En effet, le jeudi dernier, un dépôt de carburant qui ne respectait aucune norme de sécurité, a pris feu. Plongeant ainsi, les habitants dans une psychose quotidienne. Ledit dépôt, installé par la compagnie ‘’Groupe Global Africa’’, se trouve à proximité des concessions.

Un peu plus loin, à quelques encablures du stade du 26 mars, des apprentis et garagistes surexcités avaient détruit les balises de sécurité installées par les populations suite à des accidents mortels causés par des gros porteurs. N’eut été l’implication des parents, regroupés au sein d’une grande association pour le développement du secteur, les jeunes s’apprêtaient à déloger de force les garages installés causant d’énormes désagréments.

La situation de ce quartier est connue des autorités communales et administratives. Malgré les efforts des habitants pour sécuriser le quartier, maintenir à bon niveau les routes et éviter les accidents, les gros porteurs continuent de violer la tranquillité, menaçant au passage la vie des habitants.

L’autre goulot d’étranglement pour les habitants, c’est la présence des garages et des dépotoirs de carburant. Malgré les multiples sollicitations et les cas fréquents d’accident, les promoteurs continuent de faire la sourde oreille. Les habitants, regroupés au sein d’une Association, entendent user de tous les moyens légaux pour garantir la sécurité et préserver la quiétude dans leur secteur.

Les autorités publiques, à divers niveaux de responsabilité, sont donc interpellées. Car, comme on le dit, gouverner c’est non seulement prévoir, mais également anticiper !

Seydou KONE/ Le Flambeau

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