Insécurité dans le pays dogon : Des populations continuent de fuir Bankass par centaines

La capitale malienne subir toujours les conséquences directes de la grande insécurité qui prévaut dans le pays dogon. Pour preuve, ils sont plus de plus de 150 habitants, essentiellement des enfants et des femmes du cercle de Bankass, à quitter, en moins d’une semaine, leurs villages pour Bamako.

Il urge de trouver une solution à l’insécurité grandissante qui prévaut dans le centre du pays, plus précisément dans le pays dogon. Une insécurité marquée par des attaques terroristes visant à la fois les forces de l’ordre, les représentants de l’Etat et les paisibles citoyens0. Cette situation crée des conflits entre différentes communautés dans la zone, notamment entre Peuls et Dogons.

Le cercle de Bankass, à l’instar d’ailleurs de tous les autres cercles de la région de Mopti, continue de subir les horreurs de cette insécurité aux conséquences multiples : villages incendiés, vols de bétails et massacres. Toutes choses qui obligent les habitants à quitter ces zones pour aller vers d’autres endroits qu’ils croient plus sécurisés.

C’est le cas des populations de Tindé, dans l’arrondissement de Soura, cercle de Bankass, qui continuent de fuir en masse, avec comme destination finale : Bamako. En moins d’une semaine, ils sont plus de 150 personnes à fuir la terreur des groupes terroristes pour venir se réfugier à Kabala-Est (commune de Kalabancoro, cercle de Kati, région de Koulikoro). Notre reporter s’est rendu au Groupe scolaire Bintou Sagara, qui abrite ces déplacés. Là-bas, le constat est très amer. Ils sont majoritairement des enfants et des femmes, dans une situation désolante. Le promoteur de l’école, Souleymane Sagara, semble être dépassé car, selon les informations recueillies auprès de lui, l’arrivée d’autres réfugiés est annoncé pour les jours à venir. C’est pourquoi il a sollicité le soutien des bonnes volontés qui ont commencé à se manifester. « Je suis passé à l’Association Guinna Dogon. Ils m’ont donné 3 sacs de 50 kg de riz, 3 sacs de 50 kg de mil et 3 cartons de spaghettis et 3 cartons d’huile. Individuellement aussi, je suis en train de rentrer en contact avec certaines personnes pour des besoins d’aide pour ces déplacés. C’est avec ça qu’on est en train de nous débrouiller », a confié M. Sagara. 

M.Dolo / Le Tjikan

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