Franc CFA : au Sénat français, des interrogations sur la fin des « irritants »

La Commission des finances s’interroge, par ailleurs, sur les tensions entre l’Uemoa et la Cedeao.

Les sénateurs Nathalie Goulet (Union centriste, Orne) et Victorin Lurel (Parti socialiste, Guadeloupe) de la Commission des finances de la chambre haute française ont fait un bilan d’étape, à la mi-juillet, de leur mission de « contrôle budgétaire » sur le projet de réforme du franc CFA, annoncé le 21 décembre par les présidents Emmanuel Macron et Alassane Dramane Ouattara et objet d’un projet de loi déposé le 22 mai dernier devant le Parlement.

Dominique Strauss-Kahn auditionné

Selon le compte-rendu de cette rencontre, les auditions menées par les deux sénateurs – qui ont notamment interrogé l’ancien ministre des Finances et ex-directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn – ont permis de relever « beaucoup d’incompréhensions sur le fonctionnement réel de cette monnaie et la nature des relations entre Paris et les pays africains ».

Selon Nathalie Goulet, le principe, « le plus critiqué symboliquement et le plus mal compris des opposants au franc CFA, est celui de la centralisation d’une partie des réserves de change des banques centrales des trois zones monétaires auprès du Trésor français ».

« Les opposants au franc CFA se servent de ce principe pour expliquer que le colonialisme français se poursuit par la voie monétaire, avec le blocage des réserves de change auprès du Trésor français. Cette affirmation, inexacte, engendre des polémiques », a estimé la sénatrice française, pour qui la réforme en cours est « une bonne chose ».

À ses yeux, elle « devrait mettre fin aux ‘irritants’, tel que le nom de la monnaie ou encore l’obligation de centralisation d’une partie des réserves de change ».

Jeune Afrique

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