Dissolution du CNSP/La junte désormais labélisée « ISO » politique au Mali

Le décret signé du Président Bah Daw et plusieurs membres de son gouvernement...

Mieux vaut tard que jamais, peut-on dire. Après s’être accaparé  de la totalité de l’appareil d’Etat et s’assurer du contrôle effectif des Institutions de la République, les militaires du CNSP (Comité national de salut du peuple) ont enfin accepté la dissolution de leur organe politique de gestion issu du coup d’Etat du 18 août 2020. Le président de la Transition, Bah Daw, a signé le 18 janvier dernier l’acte de mort de l’organe. Mais, en lisant le décret de dissolution, l’on ne peut s’empêcher de lire un couac. Qu’est le gap qui sépare les dates de signature et de publication du document. Mais, le plus important est la cassure de cet instrument de pression. Qui pouvait empêcher les Autorités civiles (Ministres et Directeurs nationaux ou généraux des services centraux) de tourner en rond dans l’intérêt de la population malienne.

Rappelons que pendant la Transition dirigée par le président Dioncounda Traoré entre 2012 et 2013, l’ombre du chef de la junte d’alors, le capitaine Amadou Haya Sanogo, bombardé plus tard général de corps d’armée par le même Dioncounda Traoré sous pression, basé à Kati planait sur le fonctionnement normal des Institutions. Il pouvait débarquer à tout moment chez le président Dioncounda Traoré sans se faire annoncer avec sa garde lourdement armée. Une manière d’intimider les occupants de la maison présidentielle. Les ministres et les directeurs centraux lui obéissaient aux doigts. Les menaces de sanctions de la CEDEAO n’avaient aucune influence lui.

A la différence d’Amadou Haya Sanogo, les militaires du CNSP ont été plus intelligents. Ils ont réussi à garder à bonne distance  les politiciens de seconde zone, qui avaient fortement influencé Amadou Haya Sanogo, au point de faire de lui un Omnipotent. Mais, il convient de baisser la garde. Car, la dissolution du CNSP ne saurait régler en lui seule l’omniprésence des militaires dans les rouages des administrations.

MAD

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