Daba Diawara à Djibouti/L’expérience et la compétence maliennes au service de l’Afrique

Daba Diawara, "président d'honneur du PIDES et une éminence grise malienne..."

L’on n’est jamais prophète chez soi, a-t-on coutume de dire. Tel semble être le cas pour Daba Diawara, une éminence grise de l’intelligentsia malien. Qui a été approché, le mois dernier par les autorités djiboutiennes pour les aider à relooker leur administration institutionnelle, comme il l’avait ébauché sous la direction du président Amadou Toumani Touré.

Il faut rappeler qu’en son temps, il avait été commis par celui-ci pour reformer l’environnement institutionnel de notre pays. Ainsi la Commission Daba Diawara a été transformée en ministre de la Réforme administrative et institutionnelle. A cet effet, il avait en charge la rédaction d’une nouvelle Constitution, qui devrait conduire le Mali à la 4ème République. Le chantier contenait plusieurs réformes, notamment le système électoral. Qui devrait aboutir à la mise en place d’un Organe unique d’organisation des Elections. Le processus a été interrompu à la suite du Coup d’Etat du 22 mars 2012 contre les Institutions de la République, conduite par un certain capitaine Amadou Haya Sanogo, bombardé plus tard général de corps d’armée par le président Dioncounda Traoré.

C’est fort de cette expérience que les Djiboutiens lui ont fait un appel pour les aider à réformer leur Etat. Au début de la mission, il avait été convenu, qu’il devrait effectuer le travail pendant un mois. Mais, au regard de la profondeur de la réforme voulue par la partie djiboutienne, le contrat de travail de l’expert malien a été prolongé de trois (3) autres mois. Selon notre interlocuteur, le travail confié à notre compatriote consiste à refondre l’Etat djiboutien, notamment le toilettage de la Constitution et les textes majeurs qui vont avec. Il s’agit en d’autres termes de réfléchir avec eux pour baliser le chemin du futur.

Notons que Daba Diawara est un consultant de rang mondial sur les questions administratives et Institutionnelles en Afrique et même au-delà du continent. Administrateur civil de son état, le président d’honneur du PIDS est titulaire d’un docteur d’état en droit public. Parchemin obtenu au terme d’une brillante étude qui l’ont conduit de l’école primaire de Médine Coura, quartier de sa naissance, à Paris en France. Il a gravi tous les échelons de l’administration malienne, avant de devenir en 2010 ministre de la Réforme de l’Etat.

Vivement un clin d’œil pour ce brillant cadre qui passe sous silence dans son propre pays alors qu’il fait l’objet de plusieurs sollicitations à l’internationale. Les résultats de ses travaux à la tête du Département de la Réforme de l’Etat dorment dans les tiroirs, tandis que ceux-ci peuvent servir peuvent encore être utiles dans les réformes que le gouvernement de la transition envisagent d’entreprendre. Il convient donc de faire économie de certains superflus en s’appropriant de ces documents, notamment l’étude concernant la création d’un organe unique d’organisation des élections.

MAD

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