Côte d’Ivoire: cérémonie militaire en l’honneur des casques bleus tués au nord du Mali

La Côte d’Ivoire a rendu, ce lundi, un hommage national aux quatre casques bleus ivoiriens tués le 13 janvier dans une attaque jihadiste dans le nord du Mali. Une cérémonie qui s’est tenue au camp Galliéni d’Abidjan.

À titre posthume, les sergents chefs Adama Bakayoko et Yacouba Doumbia, le sergent Jean-Bernard Amian Guiégui et le caporal Moustapha Bamba ont été décorés par le Premier ministre et ministre de la Défense Hamed Bakayoko. Ils ont aussi été promus au grade supérieur en présence du président Alassane Ouattara et du chef de la mission de l’ONU au Mali, la Minusma, Mahamat Saleh Annadif.

Puis le chef d’état-major ivoirien, le général Lacina Doumbia, a prononcé l’oraison funèbre des premiers soldats de Côte d’Ivoire morts en opération extérieure : « Il est près de midi trente lorsqu’une détonation déchire le grand silence du désert en cet après-midi. Le blindé de tête vient de sauter sur un engin explosif improvisé. Puis suivent des rafales d’armes automatiques. Les soldats se déploient et engagent tous leurs moyens. L’affrontement est particulièrement violent face à un ennemi en embuscade […] Au bout de trente minutes, la riposte s’intensifie et l’adversaire est mis en déroute. »

Au Mali, la Côte d’Ivoire compte un bataillon d’infanterie mécanisé, basé à Tombouctou, une compagnie de protection à Mopti et une section de sécurité à Bamako. Au total, la Minusma dispose de près un millier d’Ivoiriens dans ses rangs.

Un engagement qu’il n’est pas question de revoir à la baisse, a martelé le général Doumbia : « [Avons-nous le choix], soit nous acceptons de nous battre dans le désert sablonneux de Tombouctou à Gao, à Kidal, à Mopti ou nous serons contraints de nous battre dans les savanes de Tengréla, dans les forêts de Daloa ou sur les bords de la lagune Ébrié. »

Source : RFI

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